Article paru dans l'EST REPUBLICAIN
du 24 avril 2020

Nancy | Coronavirus Huis clos total en maison d’accueil spécialisée
Depuis le 16 mars, la Maison d’accueil spécialisée (MAS) Irène-Pierre de Nancy a fermé ses portes, hermétiquement. Seul le personnel et les soignants entrent. Un huis clos strict pour quelque 80 résidents souffrant de handicaps physiques lourds, de maladies neurodégénératives ou encore victimes d’AVC.
« Nos résidents vont bien. Nous avons eu quelques cas de Covid-19, placés en isolement, mais ils se portent bien », rassure Jessica Ribon, cadre socio-éducatif de la MAS Irène-Pierre de Nancy gérée par l’association Alagh. Si les 80 résidents vivent en studio à l’année dans l’établissement, il a fallu réorganiser tout le fonctionnement. Plus question de prendre les repas en salle commune par exemple, ou d’organiser des ateliers ludiques ou paramédicaux communs. Bien sûr, là comme ailleurs, les règles de distanciation sociale prévalent.
Toutefois, pour nombre de patients, dont la plupart sont en fauteuil roulant, il faut toujours une aide physique pour accomplir les actes quotidiens de la vie comme manger. Ce n’est pas moins de 50 personnes qui se relaient chaque jour à leur chevet. Cela va des médecins, paramédicaux, ergothérapeutes, personnels sociaux-éducatifs aux agents dans les cuisines ou pour la désinfection des locaux
Soigner le corps et l’âme
Mais avec une population fragile psychologiquement tout au long de l’année, cette coupure du monde pourrait engendrer des crises. « Finalement, cela ne va pas si mal que cela. Il y a eu quelques tentatives de resquille au confinement comme pour aller fumer, mais ça va plutôt bien », rassure encore Jessica Ribon. Pour faire face, les résidents ont la visite du psychologue de l’établissement, de médecins, des activités et des sorties individuelles, toujours accompagnés du personnel, sur la terrasse afin de prendre un bol d’air devant le parc arboré.
Bien sûr, il restait à gérer l’absence totale de visite des familles. « On a mis en place des visioconférences et le téléphone avec les familles. Notre site internet communique aussi sur la vie de l’établissement et nous avons créé une page Facebook pour maintenir un lien quotidien », détaille la responsable. Des moyens qui ne remplacent pas la chaleur d’une visite, mais qui préservent un peu de lien indispensable pour des proches séparés.
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Publié le : 24/04/2020